Les tendances visuelles, graphiques et numériques, vues par franck chaigne, spécialiste de la communication.

À force de voir les mêmes images publicitaires sur les murs de nos villes, d'écouter les mêmes discours des politiques à la radio, de regarder passivement les mêmes icônes dans nos télés, nous finissons par oublier le sens (voire l'absence de sens) de ce grand barnum médiatique.

C'est dans ce contexte que les oeuvres aussi illicites qu'artistiques de Combo puissent leur force.

En habillant les murs de collages mêlés à des visuels d'actualité et à des éléments provenant souvent de dessins animés et de jeux vidéos, Combo désacralise les images pour ouvrir les consciences.

Tchernobyl
Ces deux derniers "coups" les plus marquants demeurent la pose d'affiches publicitaires faisant l'apologie du nucléaire dans la zone interdite de Tchernobyl (pour railler l'absurdité des dangers de cette industrie) et, plus récemment, les collages muraux à Hong-Kong de pages Google censurées par les autorités Chinoises (comme les manifestations de la place Tian'anmen ou l'arrestation de l'artiste Ai Weinwei).

Tchernobyl

Tchernobyl
Par ses actes, Combo démontre que le street art, outre ses fonctions graphiques et culturelles, s'inscrit dans la dénonciation légitime des discours médiatiques et politiques stratégiquement construits pour garder le contrôle des populations.

Tchernobyl

Tchernobyl
Hong-Kong


